Taxe sur les plus-values en Belgique 2026

L'essentiel en 30 secondes

  • Depuis le 1er janvier 2026, la Belgique taxe les plus-values réalisées sur les actifs financiers (actions, fonds, ETF, obligations, cryptomonnaies, l’or).
  • Le taux est de 10 % sur le gain réalisé, c’est-à-dire, la plus-value.
  • Seule la plus-value constituée depuis le 1er janvier 2026 est concernée. La valeur du portefeuille au 31 décembre 2025 sert de référence, sauf si la valeur au 31 décembre 2025 est inférieure au prix d’achat, auquel cas le prix d’achat s’applique.
  • Une exonération de 10.000 € par an s’applique par personne.
  • L’épargne-pension, l’épargne à long terme et tous les régimes de pension complémentaire liés au deuxième pilier, y compris l’assurance groupe restent hors du champ d’application.

Chez Wilink, on croit qu’une réforme fiscale se comprend mieux quand on la simplifie. Voici ce que cette taxe change concrètement pour votre patrimoine.

Qu'est-ce que la taxe sur les plus-values ?

La taxe sur les plus-values s’applique au gain réalisé lors de la vente d’un actif financier détenu à titre privé. Elle vise la gestion normale du patrimoine. Les opérations spéculatives ou professionnelles restent soumises aux règles existantes, notamment l’imposition à 33 % sur les revenus divers.

Tant que vous détenez un actif, aucun impôt n’est dû. La taxation s’applique uniquement au moment de la vente, et seulement si elle dégage un gain.

Quel est le taux applicable en 2026 ?

Le taux est fixé à 10 % sur la plus-value réalisée. Seule la valorisation constituée depuis le 1er janvier 2026 compte. L’administration fiscale prend la valeur du portefeuille au 31 décembre 2025 comme référence.

Un exemple concret :  Une action valait 120 € au 31 décembre 2025. Vous la revendez 150 € en 2026. Seuls les 30 euros de différence sont taxés à 10 %. Si vous la revendez à perte par rapport à cette valeur de référence, vous ne devez rien.

Combien d'exonération pouvez-vous obtenir ?

Chaque personne bénéficie d’une exonération de base de 10.000 € par an, indexée chaque année. La partie non utilisée se reporte, à raison de 1.000 € maximum par an, sur 5 ans. Votre exonération cumulée peut ainsi grimper jusqu’à 15.000 €.

Pour un couple marié sous un régime de communauté, ces montants se cumulent. Vous pouvez atteindre 30.000 € d’exonération au total.

Qui est concerné par cette nouvelle taxe ?

La mesure s’adresse d’abord aux résidents fiscaux belges qui détiennent des actifs financiers à titre privé. Les structures fiscalement transparentes, comme la société de droit commun, entrent aussi dans le champ d’application. Les ASBL et fondations soumises à l’impôt des personnes morales doivent déclarer elles-mêmes leurs plus-values.

La taxe s’applique à vos placements où qu’ils se trouvent dans le monde. Si vous détenez un compte-titres étranger, des cryptomonnaies ou de l’or physique, vous devez déclarer vous-même les plus-values réalisées.

Un régime spécifique pour les entrepreneurs

Si vous détenez une participation d’au moins 20 % dans votre société, un régime distinct et plus avantageux s’applique. Une exonération couvre la première tranche d’un million d’euros de plus-value, suivie de taux progressifs plus bas jusqu’à 10 millions d’euros. Au-delà, le taux standard de 10 % reprend.

Vous disposez jusqu’au 31 décembre 2027 pour faire évaluer la valeur de vos parts. Cette démarche fige et exonère votre plus-value historique.

Comment la taxe est-elle prélevée ?

Depuis le 1er juin 2026, les établissements financiers belges appliquent par défaut un précompte automatique sur les nouveaux comptes-titres. Vous gardez la possibilité de choisir l’opt-out et de déclarer vous-même vos plus-values dans votre déclaration fiscale.

Pour l’année de transition 2026, les deux méthodes ont pu coexister. La date limite pour exercer ce choix était fixée au 31 août 2026.

Quels produits restent exonérés ?

Certains produits d’épargne et de prévoyance échappent totalement à cette taxe :

  • L’épargne-pension
  • L’épargne à long terme
  • Les comptes d’épargne classiques et comptes à vue
  • Les produits d’assurance du deuxième pilier tel que l’assurance groupe

Ces produits gardent leur propre régime fiscal.

Que se passe-t-il si vous déménagez à l'étranger ?

Si vous transférez votre domicile fiscal à l’étranger, vous êtes soumis à une taxe de sortie, aussi appelée « exit tax ». L’administration considère que votre portefeuille a été vendu le jour de votre départ et applique 10 % sur les plus-values non réalisées constituées depuis janvier 2026.

Si vous partez vers un pays de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou vers un pays lié à la Belgique par une convention fiscale, vous bénéficiez automatiquement d’un sursis de paiement de 24 mois. Si vous ne vendez pas vos actifs durant cette période, la taxe s’annule définitivement.

Faites le point avec un expert

Cette réforme change la donne pour votre stratégie d’épargne et d’investissement. Entre le choix opt-in ou opt-out, le traitement de vos comptes-titres étrangers et les règles spécifiques aux entrepreneurs, plusieurs zones méritent d’être clarifiées selon votre situation.

On vous aide à comprendre l’impact réel de cette taxe sur votre patrimoine et à adapter votre stratégie en conséquence.

FAQ – Taxation sur les plus-values

Questions fréquemment posées sur la taxe sur les plus-values

La taxe s'applique-t-elle aux plus-values réalisées avant 2026 ?

Non. Seule la plus-value constituée depuis le 1er janvier 2026 est imposable. La valeur de votre portefeuille au 31 décembre 2025 sert de photo de départ, et tout ce qui a été accumulé avant reste exonéré, sauf si la valeur au 31 décembre 2025 est inférieure au prix d'achat, auquel cas le prix d'achat s'applique pour calculer la plus-value.

Devez-vous payer la taxe si vous vendez à perte ?

Non. La taxe s'applique uniquement en cas de gain par rapport à la valeur de référence du 31 décembre 2025. Une vente à perte ne déclenche aucun impôt.

L'épargne-pension est-elle concernée ?

Non. L'épargne-pension, l'épargne à long terme et tous les régimes de pension complémentaire liés au deuxième pilier, y compris l'assurance groupe restent en dehors du champ d'application de cette taxe.

Quel est le délai pour choisir entre opt-in et opt-out ?

Pour l'année de transition 2026, la date limite pour exercer ce choix était fixée au 31 août 2026.